En adoptant en 2003 un schéma de trame verte et bleue, la Communauté urbaine d'Arras affirmait sa volonté d'agir en faveur du maintien des espaces naturels et des zones non urbanisées. Après un premier chapitre consacré aux études préalables, cet ambitieux projet entre aujourd'hui dans sa phase opérationnelle.
Le territoire de la communauté urbaine d'Arras renferme 6% d'espaces naturels, contre 8% pour la région. Il est largement dominé par la moyenne française qui culmine à 25%. C'est peu, mais c'est
en train de changer ! Depuis le 17 octobre 2003, le Conseil communautaire a signé avec la Région le projet "trame verte et bleue de l'Arrageois". Un schéma qui vise à mailler le territoire
d'espaces naturels, déjà existant ou créés de toutes pièces, reliès entre eux, offrant ainsi des cheminements aux piétons et des voies de migration à la faune et la flore.
Progressivement, des coins de nature tissent leur toile le long de la Scarpe, en milieu urbain, dans les villages et à leurs abords. Un enjeu de taille puisqu'il touche non seulement à
l'amélioration du cadre de vie mais également la diversité des populations animales et végétales.
Alain Alpern. Vice-président du Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais en charge del'environnement et du Développement durable.
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"La trame verte et bleue de l'Arrageois a une bonne longueur d'avance dans le Nord-Pas-de-Calais. Elle a anticipé le projet de la Région et est déjà en phase de réalisation depuis trois ou quatre
ans. Elle identifie également bien le niveau des enjeux.
Ses projets le long de la Scarpe et du Crinchon sont répertoriés parmi les réalisations d'enjeu régional, celles que la Région estime prioritaires sur les projets d'enjeu plus local ou
infrarégional, comme la préservation des zones humides ou la prévention des risques de crue. (?)
Il faut dire que les aménagements à proximité des deux cours d'eau de l'Arrageois relient les deux principaux coeurs de nature du Nord-pas-de-Calais : le Boulonnais et l'Avesnois. Par des fossés,
des haies, des bois, ils agrègent le territoire régional qui est divisé en 15.000 fragments, si l'on considère comme ruptures toutes les routes et barrières de polluants".
Les chiffres.
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- 20 km de berges et de cheminements à aménager.
- 30 000 euros. Coût unitaire des études de définition avant travaux.
- 1 200 000 euros. Coût des travaux des quatre principaux projets (restauration des berges du Crinchon, La Bassure et Pré inondable à Achicourt, bois de la Chaudière et cheminement à travers
Arras).
- 40% de subventions escomptées sur les travaux de la part de la Région et de l'État.
Contact : Direction de l'Écologie urbaine. Service Environnement. Anthony Gaber.
Tel. 03 21 21 87 66. Mail : a.gaber@cu-arras.org
arras communauté n°8 (supplément 2006).
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Emploi. Le chantier de rénovation du Crinchon : une dimension sociale.
L'entretien des cours d'eau, terrain d'insertion. Depuis 2002, la Communauté urbaine confie l'entretien des berges du Crinchon, entre Arras et Wailly, à deux entreprises d'insertion, Aidavert et Regain, qui emploient des adultes et des jeunes éloignés de l'emploi. L'humain prime alors sur la performance. La trame verte et bleue de l'Arrageois dépasse du coup le simple enjeu environnemental. Elle comporte aussi une dimension sociale, par le travail qu'elle offre aux personnes en difficulté d'emploi ; et une dimension humaine, par les liens qu'elle leur permet de tisser avec les riverains et promeneurs. Tout au long de l'année, ces professionnels ramassent les objets faisant obstacle à l'écoulement de l'eau, taillent les végétaux pour laisser passer la lumière, débroussaillent les berges pour maintenir l'écosystème de la rivière. Ils apprennent ainsi un métier, se forment au travail en équipe, se plient aux contraintes horaires, autant d'efforts qui les préparent à accéder au marché du travail classique.
arras communauté n°8 (supplément 2006).
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Le projet de trame verte et bleue vise à agir en faveur du développement des espaces naturels.UN BOIS SERA PLANTÉ À LA CHAUDIÈRE.
Préserver et valoriser notre patrimoine naturel : c'est l'objectif du projet de trame verte et bleue adopté en 2003 par la communauté urbaine d'Arras. Sur la commune de Saint-Laurent-Blangy, cette idée va progressivement trouver une application concrète. Des chênes, des hêtres, des charmes, ... ce seront environ quatorze mille plants d'essences régionales qui seront, en effet, bientôt plantés au lieu-dit "La Chaudière".Sur 15 hectares au total, 11 seront donc boisés. Le reste de la surface verra pousser de la prairie et quelques arbres fruitiers. Une zone humide, qui sera un havre de paix pour de nombreuses espèces, verra aussi le jour. Les cheminements seront aménagés pour être accessibles aux personnes à mobilité réduite. Des panneaux d'information et de sensibilisation à l'environnement, mais aussi des tables de pique-nique ou des observatoires, par exemple, seront situés à différents endroits du site. Une partie de la zone sera laissée entièrement au gibier.Un bois de 15 hectares"L'objectif est de créer un espace de détente et de loisir pour le grand public, mais également de favoriser le développement de la faune et de la flore", explique Anthony Gaber, responsable du service environnement à la Communauté urbaine d'Arras. "Les études ont été financées à 80% par la région et à 20% par la CUA. Pour les travaux, dont le montant d'élève à 310 000 euros TTC, une demande de subvention à hauteur de 40% a été effectuée auprès de la Région", poursuit Anthony Gaber."Cette nouvelle zone boisée servira en quelque sorte de tampon entre la nouvelle zone industrielle Actiparc qui se développe et la ville de Saint-Laurent. Les terrassements commenceront en juillet prochain et le bois prendra forme dans 5 à 10 ans. C'est une réalisation pour les générations futures", souligne Richard Bollier, adjoint au maire de Saint-Laurent, chargé de l'environnement.Progressivement, les coins de nature progressent dans l'Arrageois, et notamment le long de la Scarpe pour améliorer le cadre de vie et favoriser la biodiversité.
Aurélie De Colnet. L'Avenir de l'Artois n°15. Mer-7-6-06.
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Fampoux. Trame verte et bleue de l'Arrageois.
VERS UNE VALORISATION DES MARAIS.
Vendredi, le conseil communautaire a validé le financement d'une étude préalable à la restauration et à la valorisation des marais de Fampoux. Un soulagement pour les élus qui travaillent sur le
dossier.
Entrée en janvier 2003 dans le giron de la CUA, la commune de Fampoux s'est rattachée in extremis au projet trame verte et bleue de l'Arrageois. Aujourd'hui, Sylvain Bellettre, adjoint à
l'environnement, et Didier Pouillaude, conseiller municipal délégué à l'environnement, ont toutes les raisons de se réjouir. (...) Cette étude dont le coût est estimé à 30 000 euros - avec une
participation possible du conseil régional, à hauteur de 80% du montant - entre dans le projet de trame verte et bleue de l'Arrageois. Son objectif est de préserver et d'enrichir la biodiversité
du territoire en s'appuyant sur un mélange de réservoir biologique, d'espaces récréatifs récréatifs respectueux de l'environnement et des zones de liaison.
Un soulagement pour ces élus qui attendent depuis trois ans de voir une issue dans ce dossier qui leur tient à coeur. Trois ans durant lesquels ils ont constitué un dossier de subventions qui n'a
pas abouti. "La Diren n'avait plus de budget pour financer notre étude et nous, petite commune de 11 000 habitants, ne pouvions nous permettre de prendre en charge 60% de l'étude paysagère",
justifie Didier Pouillaude. "Jusqu'à présent, on faisait des aménagements et de l'entretien au goutte-à-goutte. Cette étude va enfin nous permettre d'établir un calendrier et de voir plus loin",
ajoute Sylvain Bellestre, adjoint à l'environnement.
Vue de haut, la trame verte et bleue se voit très bien. Au milieu de la vallée de la Scarpe, Fampoux recèle cinq plan d'eau : le marais de Crêtes, le marais des Mingots, le marais communal, le
marais Verlaine et le marais Bleu. À l'un des ses abords, le promeneur pourra être surpris par une poule d'eau, un martin pêcheur, un héron ...
Bien conscients des atouts de leur ville, les élus misent sur le développement touristique. "Notre volonté est de faire cohabiter d'une part l'entretien quotidien des berges, la protection de la
nature et le tourisme", souligne l'adjoint à l'environnement. "Nous souhaiterions créer un petit chemin de randonnée autour du marais du Mingot. (...).
Mylène Réveille. L'Avenir de l'Artois. 14-2-07.
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Achicourt. Aménagement.
CULTIVER SON JARDIN À LA BASSURE.
La municipalité a revégétalisé les 3, 5 hectares de terrain de la Bassure pour y aménager des jardins familiaux. Ceux-ci pourront être cultivés avant l'été.
Il y a cinq ans, la municipalité faisait l'acquisition des terrains de la Bassure, 3, 5 hectares situés aux abords du Crinchon. Dans le cadre de la trame verte et bleue de l'arrageois, projet environnemental porté par la communauté urbaine d'Arras, les élus achicouriens ont décidé de "garder ce poumon vert" tout en conservant les traditions de la ville. "Historiquement, Achicourt est une ville de maraîchers et d'horticulteurs. C'est pourquoi nous avons voulu exploiter cette parcelle avec des jardins sociaux", indique Pascal Lachambre, premier adjoint au maire.
Insertion.
Ce projet est résolument social. "Des parcelles seront mises à disposition de l'association d'insertion Regain. Nous avons aménagé une petite place enherbée dans le but d'y faire des animations,
annonce Pascal Lachambre. Nous aimerions faire de la pédagogie en direction des élèves. Pourquoi pas y installer aussi un petit marché bio. Cela donnera peut-être envie aux habitants de se lancer
dans la culture de légumes anciens."
Actuellement, l'association des jardins de la Bassure est en train de se constituer. C'est cette association qui va gérer l'affectation, la distribution et l'entretien des jardins, avec le
soutien technique de l'association Regain.
Développement durable.
Pour l'instant, le terrain compte 28 parcelles dont la culture pourra démarrer avant l'été. "Les parcelles sont closes. En ce moment, nous posons des abris avec un récupérateur d'eau. Un
composteur sera également installé car nous nous inscrivons dans la philosophie du développement durable et du respect de la nature", insiste le premier adjoint au maire. Ainsi, les jardiniers
devront utiliser uniquement des produits phytosanitaires non nuisibles, car les eaux coulent dans le Crinchon.
À terme, la municipalité souhaite que la zone de la Bassure devienne "une vitrine du maraîchage d'Achicourt, au même titre que la zone du Pré." Suite à des aménagements réalisés l'année passée,
cette surface d'un hectare est désormais "une réserve écologique pour la faune et pour la flore." Jardins, social et écologie, voilà de quoi cultiver un art de vivre à la mode achicourienne.
Les personnes intéressées par un jardin familial peuvent contacter la mairie d'Achicourt au 03.21.71.68.68.
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Saint-Laurent-Blangy.
Ensemble pour la 4e fleur.
TROIS PARCS POUR UNE NOUVELLE FLEUR.
Mercredi, le comité régional de tourisme s'est rendu à Saint-Laurent pour consulter le dossier technique en vue de l'obtention de la quatrième fleur. Trois projets de parc participeront à cette
réussite.
Photos : 1) Gérard Léthos-Duclos aime embellir la ville. 2) La Chaudière, où près de 14 000 essences d'arbres ont été plantés par la communauté urbaine.
Le soleil commence à donner sur les prunus qui ont été plantés il y a quinze jours par les douze jardiniers des services techniques de Saint-Laurent-Blangy. Derrière les bâtiments en construction
de la rue des Rosati, se cache un parc paysager en plein aménagement avec des arbres, des plantes, un chemin piétonnier pour pouvoir se promener. On y trouve aussi des bassins de récupération des
eaux de pluie ou encore la construction de parkings qui absorbent l'eau.
Un projet que mène avec entrain Gérard Lethos-Duclos, directeur adjoint des services techniques de la ville. Parce que de la réussite de ce parc et des autres, découleront sans doute l'obtention
de la quatrième fleur pour la commune.
Des actions pédagogiques
"C'est avant tout un travail d'équipe. Avant de se lancer dans l'aventure, nous avons organisé des réunions avec les services de la ville, les écoles et les présidents des associations et enfin
une réunion publique avec tous les habitants, poursuit le directeur adjoint des services techniques. En plus du fleurissement, nous devons travailler dans le cadre du DD. Nous devons aussi mener
des actions pédagogiques avec les écoles. C'est un tout."
Pour cette année 2007, le planning des jardiniers et des employés des services techniques s'annoncent chargés.
Bien sûr, il faut penser à l'aménagement du parc des Rosati qui doit être terminé pour le mois de juin. Mais d'autres espaces demandent aussi de l'attention. "Nous avons trois projets importants
pour cette année", note Gérard Lethos-Duclos.
Lieux de balade et d'observation
Et le voilà parti de l'autre côté de Saint-Laurent-Blangy, non loin de la zone Actiparc. Le parc de la Chaudière, un espace de 15 ha, est en train d'être aménagé par la communauté urbaine dans le
cadre de la trame verte. Près de 14 000 arbres ont été plantés, surtout des essences régionales. Entre ces plantations, un chemin de randonnée a été aménagé, il sera d'environ trois kilomètres.
Dans cinq à six ans, lorsque les arbres auront poussé, la balade vaudra sans doute le détour.
La nature à Saint-Laurent, c'est aussi la Scarpe. "C'est le poumon vert de l'Arrageois", remarque Gérard Lethos-Duclos. Le dernier aménagement d'envergure de Saint-Laurent se situe le long du
canal, les prairies d'Hervin.
Là aussi, un chemin de balade a été réalisé. Autour, dans différents parcs, on peut croiser des bovins et des chevaux. Une mare artificielle est en cours de création afin de laisser venir des
batraciens. "Nous voulons en faire un lieu d'observation de la nature, avec de petits observatoires pour découvrir la faune et la flore", espère ardemment Gérard Lethos-Duclos. (...)
Cécile Stoquert. 11-4-07. L'Avenir de l'Artois.
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Deux naissances au marais d'Étaing.
BEAUX ET IMPRESSIONNANTS.
Deux vaches et un taureau highlands vivent depuis des années au marais d'Étaing. Récemment, deux veaux sont nés. Preuve que cette zone humide est favorable au développement de la nature.
Photos : 1) Le dernier né est entouré des soins de sa mère. 2) Ces animaux sont très craintifs. 3) Un nouvel enclos sera construit en octobre.
Le marais d'Étaing est un endroit idyllique, bordé par la rivière Le Marlenpuit. Sur cette zone humide d'une dizaine d'hectares, gérée par Eden 62, vivent deux vaches et un taureau highlands.
Originaires des hauts plateaux d'Écosse, ils entretiennent les prairies humides et maintiennent l'herbe plus ou moins rase, ce qui favorise la présence de nombreux animaux et végétaux. De janvier
à décembre, ces trois highlands pâturent dehors. "Ils n'ont pas du tout froid !", rassure Guillaume Lejosne, garde-nature à Eden 62. "Cette race ancienne résiste particulièrement bien au froid et
à l'humidité."
Les vaches et le taureau se plaisent si bien à Étaing qu'elles ont décidé de s'y reproduire. Récemment deux petits veaux ont fait leur apparition. "L'un est né fin mars début avril, le second
plus récemment", indique le garde-nature qui vient une fois par semaine sur le site. (...) À contempler, ces animaux sont aussi beaux qu'impressionnants. Pourtant ces animaux sont "très
craintifs", affirme Guillaume Lejosne qui peut les approcher sans difficulté. (...)
Le marais d'Étaing est ouvert toute l'année aux promeneurs. Des visites commentées sont organisées par les guides d'Eden 62. Contact : 03.21.32.09.12. ou 03.21.32.13.74.
M. R. Mer-30-5-07. L'Avenir de l'Artois.
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Garde-nature à Eden 62.
"TOUT CE QU'ON FAIT EST RÉFLÉCHI."
Photo : Guillaume Lejosne est garde-nature au sein de l'association Eden 62.
Eden 62 est l'outil du Conseil Général du Pas-de-Calais pour gérer et, depuis 2007, aménager les espaces naturels sensibles achetés par le département. "Notre rôle est multiple puisque nous devons faire vivre ces espaces naturels sensibles et accueillir le public", indique Guillaume Lejosne. Âgé de 34 ans, il est responsable d'une équipe de quatre personnes. "Nous avons en charge huit sites : Etaing, Biache, Roeux, Athies, Feuchy et trois à Saint-Laurent-Blangy. Notre mission est aussi d'expliquer au public la façon dont nous travaillons. Certaines personnes, lorsqu'elles voient des hautes herbes pensent que c'est mal entretenu. Nous leur expliquons que des fauches différenciées sont mises en place. Il faut laisser s'exprimer la nature", indique-t-il avant d'insister : "Tout ce qu'on fait est réfléchi."
"Un beau métier."
Pour un béotien, aucune différence entre la prairie et la pelouse. Et bien pourtant si. Et le garde-nature l'explique : "Sur la prairie fleurie, la fauche tardive, ici en septembre, permet la reproduction des fleurs et de préserver la faune qui y est associée. Tandis que la pelouse est un espace tondu régulièrement qui offre une ambiance confortable et rassurante pour le public qui se promène sur le site." Conservateur du patrimoine naturel et chef d'orchestre de la nature, Guillaume Lejosne est dehors toute l'année. "Nous n'avons pas d'horaire, il faut s'occuper de beaucoup de choses mais c'est vraiment un beau métier."
M. R. Mer-30-5-07. L'Avenir de l'Artois.
Observatoire des
comportements éco-responsables en Pays d'Artois.
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