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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 11:29

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 - Nous sommes dans un crise écologique majeure, en quoi est-ce que ton action contribue à résoudre un peu les problèmes écologiques d'aujourd'hui ?

 

C'est des produits bio que je vend, c'est des produits qui utilisent que des produits naturels donc on utilise pas de pétrole sauf pour le transport, sauf pour le travail du tracteur mais sinon les autres tous les intrants c'est des produits qui viennent de la nature. En plus c'est des sols qui sont normalement plus riches en matière organique donc qui stockent du carbone.

 

- Qu'est-ce que tu vend ?

 

Je vend des fruits et des légumes. Un peu de tisanes, un peu de fruits secs, du miel, du bon vin, des jus de fruits, du saussisson de haute montagne, des produits de la région et des produits du monde. Des produits d'Afrique, des produits de France.

 

- Je t'ai vu faire le Salon Colères du présent. Est-ce que tu avais un message à faire passer ?

 

Parce que faire du bio et faire dans le social c'est cohérent. Le salon Colères du présent c'est un lieu d'expression de tout ce qui est social, c'est à priori cohérent avec le fait de faire des produits bio. C'est ma manière de voir les choses. Quand on a créé ça on avait créé ça pour aller sur les marchés pour que le produit bio soit mis à la disposition de tout un chacun. Du bio pour tout le monde. Tout au moins pour que les gens qui ne veulent pas rentrer dans les magasins ils puissent voir qu'il y a des produits bio.

 

- Est-ce que tu pourrais me donner ton avis sur la situation du bio en France ?

 

Il faudrait qu'on puisse faire plus d'achat en direct quand on est commerçant, c'est pas toujours évident. Il y a une grosse partie qui passe en centrale d'achat. Moi j'achète à des producteurs et j'achète à un groupe.

 

 

- À quels producteurs locaux ?

 

Il y en a quelques uns. Avec François Théry à Gavrelle, avec Éric Leduc à Erlin-le-sec près de Saint Pol. Mais je ne peux pas passer mon temps sur la route à aller faire tous les producteurs. Et puis en plus dans la région on est la dernière région en surface de production en producteurs bio. Si on exclu je ne sais plus trop quelle région hors métropole. Mais en métropole, on est la dernière région avec presque rien en surface de production.

 

- Tu as remarqué une augmentation de la demande en bio ?

 

Ah ben on me regarde plus de la même manière qu'il y a 23 ans ! Il y a plus de commerçants non-bio que de commerçants bio, on est loin d'être majoritaires.

 

- Un dernier mot ?

 

Il y a une campagne (Terre de liens), je ne sais pas jusque quand, pour acheter des hectares pour mettre des producteurs bio. Parce que comme il n'y a pas assez de producteurs, il faut trouver du terrain. Il y a un projet à Bourg près de Saint Pol et puis à Ambricourt, et puis à Ohaing dans l'Avesnois. C'est une ferme, un verger bio qui a trouvé des repreneurs mais il faut du fric pour les installer. C'est près de Fourmies.

Pour qu'il y ait des producteurs bio, il faut qu'ils gagnent leur vie décemment. Donc il faut que le consommateur accepte de payer un prix normal. Il y a plein de consommateurs qui regardent pas au prix de leurs vacances, ils feraient mieux de  regarder au prix de leurs vacances et de pas regarder au prix de leur alimentation. Je pense à ce qui est vital et à ce qui est pas vital. Mais apparemment on est dans une société de loisirs, c'est plus important de prendre des vacances que de manger sainement.

 

Sur le marché d'Arras, mercredi 24 Novembre. Interview de Michel Feutry par A.G.I.

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