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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 14:10

Arras.

Quatrième édition de la conférence Cap Climat.

C'EST MAINTENANT QUE TOUT SE DÉCIDE.

Le 30 juin, des centaines d'acteurs économiques et politiques se sont réunis pour découvrir comment la région répondra aux conséquences du réchauffement climatique dans les années à venir.

 

SRCAE. Derrière ce nom barbare se cache le Schéma régional climat air énergie. Pour être clair, il s'agit de la réponse des décideurs et acteurs économiques régionaux face aux conséquences qu'aura le réchauffement climatique dans les décennies à venir. Le SRCAE a été présenté le 30 juin, à l'Atria, lors de la quatrième édition de la conférence Cap Climat.

Organisé sur toute la journée, l'événement a permis au public, composé de plusieurs centaines de personnes, de découvrir ce qui attend le Nord-Pas de calais en termes d'objectifs et de moyens mis en oeuvre dans un horizon très proche.

 

Objectif régional : le trois fois 20.

 

"Premier constat, dans la région, les températures vont augmenter alors que le niveau des précipitations va baisser", font remarquer Damien Joliton, d'Energies Demain (une entreprise spécialisée dans la planification énergétique territoriale) et Jeanne Chaboche (consultante pour le réseau conseil en développement territorial), intervenants principaux de la matinée.

Pour enrichir leur argumentation et conquérir l'assistance, ces derniers n'hésitent pas à recourir aux statistiques : "l'industrie représente 50% des émissions de gaz à effet de serre, mais seulement 27% des efforts de réduction de ces mêmes gaz à réaliser pour atteindre les objectifs envisagés."

Quels sont-ils, ces objectifs ?

On les regroupe sous la bannière du "trois fois 20" : réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre, de 20% la consommation énergétique, et augmenter de 20% la part d'énergies renouvelables. À vue d'oeil, cela paraît simple, mais l'enjeu concerne absolument tout le monde, aussi bien les décideurs locaux, les entreprises que les particuliers.

L'exemple de la municipalité de Tourcoing a été mis en valeur pour prouver à quel point cela peut-être possible : celle-ci est parvenue à réduire sa consommation énergétique de 27%, ses émissions de gaz nocifs à l'environnement de 37% en limitant l'usage de la voiture, par exemple, et en augmentant la part d'énergies propres de 27%.

 

Aucun dispositif d'aide n'existe.

 

Quand on sollicite le public, les questions fusent. "Rendre les habitations particulièrement moins énergivores, c'est une bonne chose, mais existe-t-il des aides pour financer cela ?" demande Catherine Parys, de la mairie de Lambersart.

La réponse d'Emmanuel Cau, vice-président du conseil régional en charge de l'aménagement du territoire, de l'environnement et du Plan Climat, en dit long sur le chemin qu'il reste à parcourir : "Il n'existe actuellement aucun dispositif pour répondre à cet objectif. Le conseil régional doit tout simplement se dépasser pour s'adapter à ses ambitions."

Une journée pour sauver la région ... Pas tout à fait. Ce qui a été présenté à la 4e édition de Cap Climat n'était que l'embryon du SRCAE, et la conférence ne consistait qu'en une phase de sensibilisation du public. Mais elle aura au moins le mérite de soulever des questions qui s'avèrent cruciales pour les années à venir, et de stimuler la recherche de réponses. Reste au SRCAE de se concrétiser dans les actes.

 

Pierrick JOUAN. L'Avenir de l'Artois. Mer-6-7-2011.

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