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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 12:40

Les coulisses du recyclage.

BIENTÔT DIX ANS DE TRI SUR LE TERRITOIRE.

 

Photo : Le Symevad aura bientôt un nouveau centre de tri.

 

Le tri des déchets ménagers fait désormais partie du quotidien de tous. Mise en place dans les grandes villes, puis dans la plupart des petites communes françaises, la sélection des déchets est devenue une compétence de la communauté de communes Osartis depuis le début des années 2000.

Réduire la pollution, préserver les ressources naturelles, utiliser moins d'énergie et préserver l'environnement : voilà les raisons qui permettent d'affirmer que le tri est nécessaire et que le recyclage est bénéfique pour tous. Malheureusement, ce n'est pas encore clair pour tous et il faut veiller au bon respect des règles.

Au sein de l'intercommunalité, Delphine Douliez et Michaël Stienne sont là pour informer, sensibiliser et organiser la collecte de tri. "Suite à un appel d'offre, nous avons employé la société Viar, située à Lambres-lez-Douai, afin de ramasser les déchets dans nos 33 communes, explique Delphine. Ils sont acheminés ensuite vers le centre de tri Symevad".

 

Encore des erreurs de tri.

 

Sensibilisation, réunions, distribution de poubelles, les démarches ont été nombreuses pour mettre en place le dispositif mais aujourd'hui il semble fonctionner correctement et les habitants se prêtent au jeu avec plaisir.

Le principe est le même qu'ailleurs : la poubelle jaune pour les emballages plastiques, le carton, les boîtes de conserves, aérosols et magazines. La petite poubelle verte pour les bocaux puis les bouteilles en verre. Enfin, une poubelle ordinaire pour le reste des déchets non recyclés.

Rien de bien compliqué, pourtant, les habitants commettent encore quelques erreurs. "Dans le bac jaune par exemple, on ne met pas les films plastiques comme ceux qui entourent les emballages ou les magazines, note Michaël. Les pots de yaourt ne doivent pas s'y trouver non plus, tout comme le papier cadeau ou le papier peint." Rien de surprenant pour le papier peint mais pourquoi pas les films plastiques et les pots de yaourt ? "Tout simplement parce que le plastique qui compose ces emballages est différent de celui qui compose les bouteilles de lait, briques de jus d'orange et tous les autres emballages collectés puis recyclés", explique le directeur du Symevad, Sébastien Chapelet. Il y a des PET puis les PEHD, deux sigles pour deux types de plastiques différents qui ne se recyclent pas de la même manière. Pour la même raison, la vaisselle cassée ne doit pas se retrouver dans la poubelle réservée au verre.

Pour veiller à ce que ces déchets intrus ne s'introduisent pas dans les balles de déchets qui partent au recyclage, le contenu des poubelles des habitants est envoyé au centre de tri. "Osartis adhère au Symevad tout comme la communauté d'agglomération du Douaisis ou d'Hénin-Carvin", souligne Delphine. Michaël ajoute : "Là-bas des employés séparent manuellement les déchets qui sont ensuite compactés pour former des balles, tels que des ballots de paille."

 

Une dépense d'énergie inutile.

 

Les erreurs sont donc, la plupart du temps, réparées avant de passer au recyclage. Mais elles ont un coût pour Osartis puisque les déchets qui ne partent pas au recyclage sont rassemblés par le Symevad puis pesés pour ensuite être facturés à la communauté de communes. Ces déchets non-recyclables devront être envoyés au centre d'enfouissement technique. "Cela a un coût et entraîne une dépense d'énergie. D'où l'intérêt de bien trier", souligne Delphine.

Mais les conditions devraient évoluer prochainement puisqu'un nouveau centre de tri du Symevad est actuellement en construction à Evin-Malmaison. D'autre part, "les centres de tri doivent recycler 60% des déchets ménagers, en 2012 nous devrons passer à 75%. Des études sont faites pour trouver des solutions concernant les déchets que nous ne prenons pas encore en charge", affirme le directeur du Symevad.

En attendant, la structure, tout comme Delphine et Michaël d'Osartis, veillent et poursuivent la sensibilisation à travers des réunions d'information et de la documentation.

 

Mélanie Louf. L'avenir de l'Artois. Mer-17-11-10.

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